Il aura fallu trois jours de boulot pour réaliser que le rythme n'est vraiment plus le même. Cinq minutes dans ta chambre, à t'observer dormir et toute la journée s'efface comme sous l'effet d'une gomme à crayon HB. Sur la feuille, à nouveau vierge, se dessine les traits fins de ton visage apaisé.
Mais qu'il est bon de t'avoir, à nouveau, pendant 48 heures non stop. Dieu, dans son infinité bonté, nous a offert le week end parental. Nous t'avons promené sur la plage, nous avons déjeuner à trois, protégé du vent d'est (la pluie n'est plus très loin). Nous avons bu notre jus de fruit frais en inhalant les embruns de notre méditerranée chérie. Tout ceci pendant que toi, ma progéniture, tu pionçais. Que dis je, tu exerçais une pression telle sur le matelas de ta poussette, que les roues quémandaient un peu de répits. "Non, on ne quémande pas !!!"... Assumez votre rôle de roue, moi j'assume mon rôle de père.
Et puis, j'ai pu pendant ces deux jours reprendre, là ou je m'étais arrêté, ma théorie selon laquelle la fille à son papa aime autant le bain que celui qui l'a procréé. Et ta mère a constaté que c'était bel et bien le cas. Nous n'avons pas écrit de lettre d'excuses auprès du ballon d'eau chaude. Il n'a qu'à assumer son rôle, lui aussi.
Deux jours de bonheur de se retrouver en famille. De longs regards ont été échangé. Je t'ai joué la petite chanson que j'ai composé en ton honneur sur l'air de "Little Boxes". Il semblerait que le son de mon Ukulele te plaise, ou qu'il t'aide à trouver le sommeil, ça dépend des moments.
J'allais oublié, aujourd'hui, j'ai adoré que tu tentes de téter le bout de mon nez (désolé, ce n'est pas du lait qui sort de mon nez...). Et puisque nous évoquons la seule nourriture que tu affectionnes (tu verras, je te ferais gouter mes farfalles...), saches qu'aujourd'hui, nous avons testé le premier bib de lait non maternel. Essaie concluant, tu apprécies aussi bien celui de ta mère que celui de la boite ennorme. Une chose, quand on te posera la question, tu devras répondre que c'est celui de ta mère que t'a toujours préféré (c'est comme le couscous... enfin je me comprends...).
Voilà les quarante huit heures ont filé. Demain, je tenterais de commencer par mon heure sportive au Cercle avant d'attaquer ma semaine pro.