C'est dingue ce qui peut se passer en une semaine. Tu nous as, dans l'ordre d'apparition comme au générique d'un feuilleton télé, gratifié de ta première grosse crise de nerf, fait ton premier AREUHHHHHHH, et tu as eu droit à tes premiers vaccins.
Pour la première crise de nerf, tu as attendu que nous soyons tous les trois réunis en ce Lundi ensoleillé et au thermomètre surélevé. Nous avions prévu de passer la journée au Cercle pour nous aérer et nous baigner. Mais deux heures après notre arrivée remarquée par la poussette rouge stylée, tu t'es mise à hurler, interrompant la plénitude des adhérents... Il n'en fallut pas plus pour que nous remballâmes nos affaires et que nous filâmes dans notre humble demeure (attention Papa a sorti le Bescherelle tout vieux...). Ta crise, nous la devons à une patte à modeler toute froide et verte (ceux qui n'ont pas saisi, je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais je n'épiloguerais pas, une princesse doit garder son intimité). Un bouchon, on appelle ça... La bouteille devait être énorme !!!!
Episode suivant, c'était Mercredi, j'étais entrain de te changer, et je te chantais une petite chanson composaée en ton honneur. D'un seul coup, et au milieu de la pile de sourires que tu m'offrais, tu sortais de ta bouche édentée un son qui me laissa sans voix, tout con pourraient dire certains, un "Areuhhhhhhhhhhhhh" clairement dit. J'en suis resté tout ému et muet pendant dix secondes. Mon silence t'a un peu angoissé, j'ai donc imité ton "Areuhhhhh" pour voir si tu vais du répondant. Mais rien, comme une frustration parentale... J'attends, à ce jour, encore le prochain "Aareuhhhhhhhhhhh". Vite, qu'il vienne vite, j'ai trop aimé ça !!!!!
Ce matin, au réveil, l'info qui passait en continue sur toutes les chaines c'était "Le Jour des Vaccins, c'est aujourd'hui". Un peu stressé, mais avec le devoir de te rassurer, j'ai pris sur moi et je t'ai chanté une chanson que j'aimais quand j'étais gamin. La chanson est tirée d'un de mes films préférés, "La Guerre Des Boutons". "Mon pantalon qu'est décousu, si ça continue on verra le trou de mon... Pantalon....". Tu la kiffes aussi cette petite ritournelle, et ça, ça nous a rassuré quant à l'évènement de la journée. C'est ta mère qui t'a prise dans ses bras pendant l'acte pédiatrique. Moi, j'ai pas pu. je suis resté en retrait, craignant une grosse crise de pleurs. Mais non, tu es zen ma fille. Et mise à part la surprise des deux vaccins, tu nous a offert des petits sourires. Le reste de la journée nous dira si ton humeur sera tout aussi jovial... Allez, je vais bosser !!!