mardi 8 mars 2011

"Et voila..."

C'est avec cette phrase criée bien fort que tu as illuminé, petite Tali, notre Lundi matin en nous cueillant au pied du lit. Alors que j'étais dans mes rêves et que ta mère ronflait, une fois de plus.
Un réveil réalisé par tes soins, comme un cri du cœur pour bousculer tes parents d'un réveil trop lent.
Nous commencions cette journée sur les chapeaux de roues et le planning allait défiler à toutes vitesses. La matinée et le déjeuner au Cercle avec piscine, et bain de soleil. Un retour à la maison pour une sieste qui fut inexistante pour la deuxième journée consécutive. Tu étais d'humeur joueuse. Nous allions te prendre au mot et t'embarquer dans un après midi "jardin"...
Une fois munie de ton vélo, nous nous sommes retrouvés à Bagatelle. Quelle magnifique moment durant lequel tu me surpris avec ton agilité pour monter les marches du toboggan. Un moment jardin sans instant bulle ne serait pas un moment jardin digne de ce nom, et c'est donc en toute logique que nous nous sommes lancés dans un concours de bulles qui prit fin avec l'épuisement du stock de bulles...




Une journée qui se conclut par un bain avec ton papa qui t'expliquait "ce qui pourrait un jour ou l'autre arriver". Avec Maman et Papa qui partirait à la maison des bébés pour récupérer ton petit frère. Et Papa qui viendrait chercher Tali pour rentrer dans sa maison, pour qu'enfin de compte Maman et bébé arrivent à leur tour...
Tu es câline. Tu es avide de caresses. Tu nous appelles "Papa Tali" et "Maman Tali" comme pour nous rappeler que tu es notre fille. Comme si tu sentais que tout cela pourrait un tout petit peu varié.
Saches une chose, nous serons toujours ton Papa Tali et ta Maman Tali.
Te voilà enfin couché après ce merveilleux Lundi. A la télé, ce soir "L'auberge Espagnole", un très chouette film qui me rappelle ma vie d'avant. Celle durant laquelle je n'avais pas encore la chance d'avoir ta maman pour femme et toi, petite Tali, pour fille... Nostalgie.
Nous nous couchons, demain, Papa travaille. Mais après avoir trouver le sommeil, la lumière de la salle de bain me tire de mes rêves. Ta maman en surgit et m'annonce que la poche des eaux de ton petit frère vient de se rompre...
La journée n'est donc pas terminée.
Nous sommes le Mardi 8 Mars, il est 3h15, et il semblerait que ce soit un grand jour pour notre famille.
Nous attendons Nouria, pour qu'elle puisse s'occuper de toi. une fois arrivée, nous réalisons que dans quelques heures, tu auras ton petit frère. C'est avec émotion que je dépose un baiser sur ton crane endormi...
Je ne te raconterais pas l'accouchement en détail. Mais saches que là ou tu as mis 24 heures pour débarquer (toi aussi, je te le rappelle, ta poche avait rompu), ton petit frère n'en mit que 18 heures. Mais ce que je peux te dire c'est que ta maman a bien travaillé le ballon pour que ce petit coquin de frère se présente bien. Car le bougre avait trouvé malin le fait de remonter là ou il était...

Tu es né à 21h02.
Tu pèse 3kg530.
Tes petits cheveux bruns sont bouclés.
Tu es né sur une chanson providentielle, "Man Of The Hour".
Tu t'appelles JOSHUA...




Voilà mes enfants, vous êtes là tous les deux.
Votre maman et moi même sommes fiers et émus.
Vos deux prénoms ont été trouvés sur le gazon de la maison d'Aix en Provence de vos arrières grands parents maternels, le lendemain de nos fiançailles.
Tali, ton prénom m'évoquait une revue que je lisais quand j'étais au scout, petit garçon.
Joshua, ton prénom m'évoquait le titre d'un album bien connu que mes grands parents maternels m'avait ramené d'un voyage de New York. Une cassette audio qui avait une odeur particulière. Une odeur qui m'évoquait le bien être. Peut être était ce le parfum de mon papi qui avait fui dans la valise?
Mais aujourd'hui je sais que cette odeur, c'était l'odeur de l'amour familial.
Nous vous aimons les enfants.