jeudi 2 avril 2009

Déclaration de sa progéniture à l'état français

"Bonjour, euh, je suis super ému ... je viens vous présenter ma fille.
- oui ?
- Enfin voilà les papiers , c'est pour la déclaration, l'acte de naissance, vous savez quoi ..."
Pris comme ça, ça peut faire rire (je sens que ce blog va me faire perdre du crédit entant que père lorsque tu seras en age de lire ces lignes).
Un peu plus tôt, je t'ai laissé toi, ta maman et Shoshana à la clinique. Je suis parti avec le livret de Famille et la déclaration de naissance signée par le docteur et ta maman. J'avais décidé de faire chemin à pied (vingt minutes en cadence figue). Sorti de la clinique, je redécouvrais la ville, sa circulation, ses passants. Un long souffle, et des larmes de joies sont venus humidifier mon visage de jeune papa. je décidais de prendre le portable pour appeler certaines personnes afin de leur donner la nouvelle de ton arrivée. C'est bien simple, j'ai dû passer cinq appels, à chaque fois il y eut un moment pendant lequel les larmes de joies refirent leurs apparitions. C'est tellement fort comme sensation. En faisant le chemin, je me suis arrêté devant un magasin ou j'avais acheté le cadeau de naissance de ta grande cousine. je n'ai pas pu résister, j'y suis rentré pour la seconde fois de ma vie, et j'ai fait faire un joli petit emballage qui t'attend dans ta chambre. Quelques mètres plus loin, la mairie. En me dirigeant vers l'entrée je croise le maire Dominique Tian, je lui dis bonjour, il me salut (j'aurai pu lui dire que t'étais né, mais il semblait vraiment pressé). Nous y voilà, je m'assois car j'ai vingt minutes d'avance sur l'ouverture des bureaux. Un fonctionnaire s'installe, me regarde et me demande de m'avancer:
"Bonjour, euh, je suis super ému ... je viens vous présenter ma fille.
- oui ?". Le fonctionnaire comprend mais fait semblant de regarder à côté de moi pour voir si ma fille invisible n'est pas entrain de chambouler la mairie.
"Enfin voilà les papiers , c'est pour la déclaration, l'acte de naissance".
A la question Profession du père, je réponds Papa. Il me regarde. Je comprends que nous n'avons pas le même sens de l'humour. Grand moment de solitude... Alors tout fierot, je lui dis "C'est le plus beau métier du monde". Grand silence ... Ok, disquaire. Je déconne pas, ça existe encore comme métier...
Sarkozy étant avec Barak, je n'ai pas eu droit aux félicitations présidentielles. Mais qu'importe, c'est toi la plus jolie, ta mère et moi on te reconnait, tu es notre famille. Merde , voilà les larmes qui reviennent ...